Covid-19 : La tension monte au Brésil entre les académies de jiu-jitsu et les autorités

Avec 2,6 milliards de personnes confinées dans le monde et les mesures de distanciation sociale prises par la majorité des gouvernements à travers la planète, l’économie mondiale tourne au ralentit. Les salles de sport privées n’échappent pas à la règle. En France, les propriétaires font preuve, malgré les difficultés financières, de responsabilité. Elles attendent, non sans risque pour leur survie, une décision des autorités pour relancer leur activité sans mettre en danger la santé de leurs adhérents.

Au Brésil, et à Sao Paulo en particulier, c’est une autre histoire. Alors que 40% des décès liés au coronavirus au Brésil sont enregistrés dans cette métropole économique, ce week-end des pratiquants de jiu-jitsu brésilien ont manifesté pour la réouverture immédiate de leurs académies. Leur mécontentement a été exacerbé depuis l’annonce du gouvernement brésilien de rouvrir, à partir du 11 mai, de nombreuses entreprises vitales. Mais les académies ne sont pas incluses dans cette liste.

Lors de cette manifestation, Anderson dos Santos, combattant de l’UFC et ceinture noire de JJB, a déclaré que « de nombreux gymnases ont fait faillite » et que les combattants ne peuvent plus dispenser leurs cours privés.

«Nous vendons de la santé et des sports dans les académies, et il est important que les gens continuent de pratiquer des activités physiques et que les entraîneurs et les propriétaires de gymnases puissent maintenir leur entreprise en vie» a t-il ajouté.

« Nous savons que nous ne pouvons pas avoir un gymnase avec 10, 15, 20 entraînements en même temps pour le moment », a-t-il déclaré. «Mais nous pouvons faire preuve de flexibilité et avoir deux ou trois étudiants par classe. Nous savons que c’est trop demander des cours de lutte, de MMA et de jiu-jitsu pour l’instant, car il y a trop de contacts physiques. Mais les cours de boxe et de muay thai c’est faisable. C’est le minimum que nous demandons. « 

Garantir la santé des personnes sans mettre en condamner des secteurs économiques : l’équation est difficile à résoudre. Toujours est-il, que si le coronavirus s’installe sur la durée, les académies de jiu-jitsu brésilien du monde entier, devront penser à de nouvelles modalités d’enseignement de leur discipline si elles veulent survivre à cette crise inédite.

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